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 bien vu

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marko
Président de la FIFA


Messages : 4487
Date d'inscription : 01/06/2008

MessageSujet: bien vu   Lun 26 Mai - 10:39

"Le football : symbole de décadence capitaliste et allégorie de notre société ?
La planète foot, c’est une planète où le Qatar obtient la coupe du monde malgré son climat, une planète où certains clubs, devenus les jouets de milliardaires, dépensent n’importe comment.
The Economist vient de publier une étude qui montre qu’il y a un très fort lien entre le budget des clubs et leur classement : en clair, le succès vient en premier lieu a celui qui a les poches les plus pleines … Il est difficile de ne pas voir dans les excès du football une allégorie de notre société, entre les dépenses somptuaires pour accueillir la coupe du monde, qui révoltent la population du Brésil, pourtant un des pays les plus fans de ce sport. Le football nourrit également l’explosion tant décriée des inégalités, avec l’envolée des salaires, multipliés par 5 ou 6 depuis 20 ans.
Pire, comment ne pas être révolté par le comportement de certains joueurs, qui ne respectent rien, ou qui rechignent à payer des impôts sur leurs revenus de nabab ? Quelle parabole de la société néolibérale où l’argent va vers l’argent d’une manière de plus en plus marquée et indécente. Un sport où les résultats semblent devoir être connus avant le début de la saison en fonction du montant des budgets… Jean-Claude Michéa a vertement critiqué le foot, qui n’est plus qu’un lucratif business pour les plus riches , et qui semble devoir complètement oublier ses racines, ses supporters qui ont souvent fait que certains clubs sont ce qu’ils sont aujourd’hui . "
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marko
Président de la FIFA


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Date d'inscription : 01/06/2008

MessageSujet: Re: bien vu   Lun 26 Mai - 10:44

"Depuis quelques années, le football est sous la constante influence d'une globalisation effrénée.
Le football était autrefois ancré dans des valeurs et des identités fortes . Devant les enjeux économiques colossaux, les mutations opérées dans le monde du football déstabilisent les supporteurs historiques et leur conservatisme pourtant nécessaire. Car la globalisation appelle à de nouvelles règles et à des codes devenus insaisissables pour les supporteurs qui ne se reconnaissent plus dans ce football global et mercantile.
Le danger d'une perte de sens des championnats n'est désormais plus qu'une simple probabilité mais une certitude.
L'une des premières conséquences de ce football global dans les stades est la mutation du supporteur. Son éradication a favorisé l'émergence d'un nouveau public aseptisé. Désormais, le stade est devenu une antre commerciale.
Devenus indésirables, les supporters ont été diabolisés puis chassés pour faire de la place à un public consumériste, vulnérable aux sirènes du football business et à ses messages publicitaires.
Les autorités ont imposées des mesures inédites qui vont bouleverser la physionomie du stade: suppression des tribunes debout et des grillages, mise en place des tribunes famille et installation de la vidéo surveillance.
La confrontation identitaire que proposait le football , va devenir une guerre économique féroce entre les clubs les plus riches du pays. On assiste à la disparition de tout ce qui constituait l'essence du football identitaire. Les supporteurs historiques ont perdu leur pouvoir et leur position au sein de l'enceinte sportive. Marginalisés, ils sont réduits à un simple rôle de contestataires souvent inaudibles.
Cette libéralisation excessive a des conséquences désastreuses pour le football, et l'éloigne chaque jour un peu plus du sport populaire qu'il était.
Les nouveaux "supporteurs" ont un point commun, leur vision du football n'est plus identitaire mais globale. L'intérêt pour un club de football n'est plus une affaire de fierté locale. Avec la multiplication des droits de retransmission, la télévision a grandement contribué au modelage de ce nouveau supporteur. La mise en valeur et l'euphorie à outrance suscitées par les exploits des grands clubs ont provoqué une adhésion à distance.
Ce basculement géographique du supporteur transformera et signera le déclin du football tel qu'il existe aujourd'hui. Un nouveau sport émerge avec un ancrage identitaire proche du néant. Une vision mondiale du football qui amènera inexorablement à la perte de sens du football.
Aujourd'hui un supporteur de Chelsea n'est donc plus seulement originaire des quartiers de Battersea, Hammersmith, Chelsea, ou plus généralement anglais, mais il peut être Chinois, Français ou Japonais. Ainsi les supporteurs historiques ne se reconnaissent plus dans cette politique mondialisée des clubs dans laquelle leurs spécificités disparaissent. A l'inverse le supporteur transnational est le produit du football business. Cible des publicitaires et des vendeurs de maillot, il est le cheval de Troie d'un football en renoncement à ses valeurs et à ses racines populaires.
Milliardaires, groupements d'intérêt, franchises sportives, fonds de pension ou banques, tous les intérêts mondiaux convergent aujourd'hui vers le football et ses clubs.
Devant les nouvelles exigences de rentabilité immédiate, les propriétaires n'hésitent plus à sacrifier le patrimoine du football, et exigent désormais la modernisation des stades ou la construction de nouvelles enceintes. Des stades flambant neuf, vierge de tout exploit sortent de terre. Des bijoux technologiques qui nieront jusque dans les sièges l'histoire extraordinaire des clubs et de ses supporteurs historiques.
Le football global s'inscrit dans la réalité et n'a de cesse de déplacer le curseur identitaire du football . Et les équipes sont emblématiques de ce manque de repères. A travers les deux dernières décennies, il est devenu commun pour un club d'évoluer avec une minorité de joueurs du pays voire parfois aucun. Ces équipes transnationales n'ont plus aucun point d'ancrage avec le territoire qu'ils sont censés représenter, anéantissant au passage tout pouvoir d'identification à son équipe.
Ce football transnational et ses conséquences, -éradication des supporteurs historiques, paris truqués, joueurs mercenaires, supporteurs transrégionaux, prise de contrôle par des fonds étrangers, diabolisation des fédérations nationales et leur rôle réduit à néant, amèneront inévitablement à la perte de sens du football.
L'exemplarité du football s'arrête net avec la perte de ses particularismes. "
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Narkotic
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MessageSujet: Re: bien vu   Lun 26 Mai - 13:16

Against modern football.
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marko
Président de la FIFA


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Date d'inscription : 01/06/2008

MessageSujet: Re: bien vu   Lun 26 Mai - 13:37

un des meilleurs textes lus dans ce sens de la mauvaise évolution du football :

"Parlez-nous de football et des images nous viendront en tête. Des photos d’enfance, aux couleurs passées, prises dans un jardin public à taper maladroitement dans une balle. Des souvenirs des cours de recré aussi : moments de gloire quand on marquait des buts sous les yeux des filles, et de désespoir quand, mauvais, on nous envoyait dans « les cages » en guise de punition. Des souvenirs de terrains de football, parfois dans des patelins paumés, mal entretenus, jonchés de paquerettes et de pissenlits, aux vestiaires insalubres et aux douches froides, autour desquels se massaient des parents fiers… et heureux de retrouver la buvette. Vin chaud, tombolas, sodas et quatre-quarts… tous au « club house » ! Des souvenirs des grands tournois, pour Pâques ou l’Ascension… où ça piaillait, ça se disputait, ça riait, ça pleurait parfois. Et d’entasser comme des trophées de guerre sur ses étagères les médailles et coupes gagnées, attrape-poussière maudits par des générations de ménagères. De ces moments de vie c’est la fierté qui ressort aujourd’hui. Notamment celle d’avoir été traité de « beauf » quand on aimait ce sport pendant des années par des pseudo-élites qui, depuis 1998, ont peu à peu saisi son intérêt politico-économique.
Sans forcément y jouer, quand on aime le foot, on aime aussi un club, on aime une ville ou parfois un quartier, un blason, des couleurs. On en est fier et on le clame, dans un stade, dans sa tribune qu’on occupe comme sa maison. Avec d’autres fans, unis par la même passion mais surtout par la même origine. La même identité. Le football, aussi « caricatural » soit-il, est une des dernières manifestations concrètes des identités locales, des spécificités, et d’un sentiment d’appartenance que la mondialisation marchande voudrait gommer. Les tribunes populaires, passionnées, enflammées, parfois violentes et incontrôlables comme toutes les espèces menacées, sont des bastions de résistance à la mondialisation et au fric-roi. C’est pour cela que le football demeure le sport le plus populaire en Europe. Parce qu’il cristallise notre besoin vital d’enracinement, et de sentiment d’appartenance à un clan partageant les mêmes valeurs.
Cela n’a pas échappé aux tenants du Système qui, à force de s’en servir comme vecteur de propagande moderniste et consumériste, assassinent un à un les côtés populaires et enracinés de ce sport (le football amateur d’une part, et les tribunes de supporters d’autre part). Un exemple de destruction programmée à des fins économiques, applicable à tant d’autres domaines et tellement criant pour les foules qu’on gagnerait tous à le retenir… Quelle différence, en tout cas, entre le football européen des années 1980/90 et celui d’aujourd’hui !
1998 et la fantastique propagande pour une « France Black-Blanc-Beur » sont passés par là. S’emparant d’un phénomène permettant de modeler à souhait les esprits, le Système a vu là un moyen terriblement efficace de convertir les masses à la religion transnationale de la Consommation, via le métissage. Tous pareils, tous égaux, tous « bleu-blanc-rouge » : et buvons un coca-cola pour fêter cela !
Ainsi arrivèrent dans les stades de football, antres jusque-là « bonnes pour les beaufs » et surtout réservées aux fidèles connaisseurs, des générations de convertis, l’intello-bobo faussement attachés au côté « popu » du football mais qui, tel Midas, a la malédiction d’embourgeoiser tout ce qu’il touche, en passant par la racaille de cité. Des milliers de convertis envahirent les stades, y apportant, chacun à leur manière, une vision mondialisée du football. Dans un élan de zèle inhérent à tous les convertis, ils arrivèrent peinturlurés et déguisés : ils jouèrent aux fervents supporters, eux qui n’y connaissaient rien quelques mois plus tôt. Totalement choqués par les ambiances électriques, tous debout, les chants virulents… ils préférèrent rester assis. Et condamner. Ils jugèrent ainsi « la violence », ne comprirent pas les rivalités entre villes, entre quartiers, ces obsolètes querelles de clocher. Ils furent les vaillants soldats d’un Système qui a juré la perte du football populaire et enraciné. Qui a juré d’écraser l’ancienne religion.
Et nos stades, au prétexte d’une pseudo lutte contre la violence et parfois le « racisme », de s’aseptiser peu à peu au point de devenir des laboratoires sociaux ultra-sécurisés, et surtout parés pour la consommation de masse. De Jacques Chirac à « SOS Racisme », en passant par Coca-Cola et la télévision… toutes ces facettes d’un seul et même Système ont vu dans le football moderne une extraordinaire manne idéologique et économique pour l’avènement de leur Nouveau Monde.
La composition des équipes changea également, suivant un processus de mutation parallèle à celui de leur public.
Elles évoluèrent dans leurs valeurs, en même temps que dans l’origine et la mentalité de leurs joueurs.
Les clubs devinrent ainsi le joujou des gouvernants, des hommes politiques et/ou d’affaire (Afflelou, Tapie, Canal+, M6, PPR etc.) : ils se transformèrent en multinationales allant même jusqu’à entrer en Bourse. Leurs valeurs sportives, formatrices et fédératrices furent peu à peu mises de côté, au détriment de l’unique valeur marchande : gagner des sous, vendre des produits dérivés (« merchandising »), faire des plus-values sur les joueurs, empocher un maximum de droits TV, multiplier les compétitions factices (comme la Coupe de la Ligue en France par exemple), quitte à jouer devant des stades vides le mardi à 18h. Et les joueurs s’y sont rapidement faits, devenant les mercenaires du football moderne et vendant, tels des cadres dans les Multinatinationales, leurs services aux plus offrants.
Pour cela, il convenait de les déraciner, ou plutôt d’encourager leur mobilité d’un pays à l’autre.
C’était le rôle de l’arrêt « Bosman » où les clubs sont passés d’un quota maximum de 2 puis 3 joueurs étrangers à la possibilité d’engager un nombre illimité de joueurs « européens ». Avec le jeu des naturalisations, des passeports, de l’immigration de masse, sans parler d’une certaine « africanisation » du football , on comprend mieux comment nous sommes passés d’équipes « homogènes » et représentatives, à des équipes hétérogènes, constituées de mercenaires transnationaux, présents pour le fric et non plus pour un désuet amour du maillot.
Les recruteurs, surtout en France, toujours à la pointe en matière de xénophilie, ont eu leur rôle à jouer dans cette internationalisation du profil des joueurs.
Tout d’abord, ces derniers, avec d’évidents relents esclavagistes, n’ont cessé de « chercher la perle rare » en Afrique, persuadés à tort que les joueurs africains sont plus doués que les joueurs venant d’autres horizons. Surtout, ils s’avèrent pour la plupart d’entre eux être plus « physiques » et l’arrivée massive de joueurs africains dans les championnats européens, surtout français, a eu pour conséquence un appauvrissement technique en faveur de l’émergence d’un « football d’athlètes ». Les coureurs de 100 mètres remplacent lentement mais sûrement les artistes du ballon rond.
Parallèlement, toujours dans leur obsession maladive d’aller dénicher des talents dans les zones « sinistrées » (à cause des blancs bien entendu), les recruteurs sont également aller fureter du côté des « Cités ». Ces « jeunes » ont peu à peu gangrénés les Centres de Formation par leur non-culture insupportable. Hip-Hop, parler « banlieue », culte de l’argent facile, du bling-bling, des jeux vidéos, des grosses voitures, des filles faciles et bimbos (avec un Z comme Zahia), américanisation bling-bling … Cette véritable racaillisation à la sauce « gangsta US » n’étant pas faite pour déplaire aux jeunes africains, très preneurs, qui les rejoignent dans les Centres de formation. Quant aux « de souche », ils n’ont qu’à suivre , ou qu'à partir ( ce qui est le csa largement majoritaire), comme avait pu le rappeler l’ex-international français Vikash Dhorasoo…
Asphyxie des pratiquants amateurs et de tribunes populaires qui font tache, internationalisation des joueurs, racaillisation et africanisation des centres de formation , disparition des valeurs traditionnelles des clubs, marchandisation et financiarisation, flicage généralisé dans des stades transformés en chaudrons cosmopolites parés à la consommation, chasse aux fans réticents à ce lissage, extinction des fidèles « joueurs de club » au profit de mercenaires, gavage publicitaire…
Autant de facettes peu reluisantes d’un football moderne qu’on essaie encore de nous vendre comme un sport populaire..."
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yves
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MessageSujet: Re: bien vu   Mar 27 Mai - 1:46

Liberté pour les Ultras !
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MessageSujet: Re: bien vu   

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